Mon AM Google m'a spoilé la suite (et ça s'appelle le GEA)

Illustration en encre noire d'une main tendant discrètement une enveloppe scellée marquée GEA, symbole d'une information soufflée en avant-première par un account manager Google Ads.

Côté Google, mon AM vient de me spoiler l’arrivée du GEA. Cette semaine, il m’envoie un pack complet : un deck sur Google Tag Gateway, plus des pages sur AI Mode et les AI Overviews. Officiellement, c’est pour “optimiser mes mesures”. Officieusement, il m’a donné les pièces du puzzle lui-même.

Le même jour, Google Marketing Live 2026 confirmait la pub directement dans AI Mode. Ce n’est pas une première : la pub vit déjà dans les AI Overviews depuis le 3 octobre 2024, étendue au desktop et à d’autres pays en 2025. Cette fois, Google pousse le curseur beaucoup plus loin : à l’intérieur même d’AI Mode, pas dans un résumé à côté.

Quatre formats, un seul principe : vivre dans la réponse

Google a présenté quatre nouveaux formats signés Gemini, tous pensés pour vivre dans la réponse générée plutôt qu’à côté :

  • Conversational Discovery Ads : la pub répond directement à la question posée, dans la réponse elle-même
  • Highlighted Answers : le produit apparaît dans une liste de recommandations générée, s’il colle vraiment à la demande
  • AI-Powered Shopping Ads : un argumentaire produit généré à la volée pour chaque requête
  • Business Agent for Leads : l’utilisateur discute avec l’agent IA de la marque dans l’annonce, sans passer par un formulaire

Le chiffre qui explique le timing

Une étude Semrush menée sur 69 millions de sessions donne la raison du calendrier : 92 à 94 % des sessions AI Mode se terminent sans clic vers un site externe, contre 83 % pour une requête qui déclenche un AI Overview, et 60 % pour une recherche classique. Plus personne ne sort du chat. La pub n’a plus le choix, elle doit y entrer directement.

Le deuxième mouvement

Quinze jours avant Google Marketing Live, le 1er juillet, les CGU de Google Ads ont changé sans prompt de connexion : Google s’autorise désormais par défaut à générer et formater les annonces et les cibles à la place de l’annonceur.

Deux mouvements, quinze jours d’écart, une seule direction. Google Ads pose les bases du GEA, le Generative Engine Ads.

Ce que ça change en compte

Le test reste limité aux États-Unis, en anglais, sur PMax, AI Max, Shopping et broad match. Rien à activer en France pour l’instant.

Mais la structure de compte qui sera “AI Mode ready” le jour J, c’est celle qui l’est déjà pour PMax et AI Max aujourd’hui : flux produits propres, signaux de première partie solides, assets créatifs variés. Ceux qui bricolent encore du Search classique en requête exacte partiront avec un métro de retard.